Pourquoi j'ai quitté Claude Code pour OpenCode
TL;DR
Claude Code est un excellent point d'entrée — zéro config, qualité immédiate. Mais le lock-in Anthropic empêche d'optimiser les coûts selon les tâches, et la restriction de l'abonnement Claude Code dans les outils tiers a forcé la migration. OpenCode puis Kilo Code CLI (son fork avec gateway gratuit) résolvent les deux sans sacrifier la qualité.
Mise à jour juillet 2026 — Je suis depuis revenu à Claude Code (abonnement Anthropic Max) — pas pour le modèle, pour l’écosystème qu’Anthropic a construit autour. Le lock-in décrit ici reste réel. Suite : Anthropic, le Apple de l’IA.
J’ai commencé avec Claude Code via l’abonnement Anthropic. C’était le choix évident : outil officiel, qualité du modèle Sonnet réputée, zéro configuration. En 10 minutes j’étais productif. Pendant plusieurs mois, je m’en suis servi quotidiennement sur un projet Symfony 7 + TypeScript/React en production — y compris via OpenCode, qui permettait d’utiliser l’abonnement Claude Code comme provider.
La migration n’est pas venue d’une déception sur la qualité. Elle est venue d’une décision d’Anthropic.
Le moment où le lock-in est devenu concret
Anthropic a restreint l’utilisation de l’abonnement Claude Code dans les outils tiers. Du jour au lendemain, mon workflow OpenCode + abonnement Claude Code ne fonctionnait plus. Le choix : revenir exclusivement sur Claude Code (avec son lock-in mono-provider), ou trouver une alternative.
C’est le problème structurel du lock-in : quand le fournisseur change les règles, tu n’as aucune option. Ce n’est pas une question de prix — c’est une question de contrôle sur ton propre workflow.
Le problème des workflows non capitalisables
Le deuxième problème s’est manifesté quand on a commencé à mettre l’équipe sur les agents. Sur notre projet, on avait développé des patterns récurrents : comment on crée un endpoint API Platform, comment on structure un service Symfony avec les conventions maison, comment on génère les fixtures de test.
Ces patterns existaient dans ma tête et dans mes prompts manuels. Avec Claude Code, il n’y a pas de mécanisme pour les formaliser et les partager via Git. Chaque dev repart de zéro.
Avec OpenCode, les custom commands sont des fichiers Markdown versionnés. Un nouveau dev clone le repo, il a accès aux workflows que l’équipe a construits.
# .opencode/commands/new-service.md
Crée un service Symfony pour {entity} selon les conventions du projet.
Respecte les patterns dans CLAUDE.md. Génère les tests unitaires correspondants.
C’est la différence entre de la connaissance tribale et de la connaissance codifiée.
Ce que j’ai perdu dans la migration
Soyons honnêtes : il y a une friction réelle dans les premiers jours avec OpenCode. Le TUI est plus complexe que l’interface épurée de Claude Code. La configuration initiale (providers, commandes custom) demande 2-3 heures d’investissement.
Et sur les tâches vraiment complexes — refactoring d’architecture, debugging de comportements subtils — je n’ai pas constaté de différence notable, mais je ne peux pas affirmer que les deux outils sont identiques sur tous les cas. Claude Code avec Sonnet 4.5 reste une référence solide.
Ce qui a fait pencher la balance
Après la migration, le bilan est net :
Kilo Code CLI — un fork d’OpenCode — propose Kilo Gateway avec des modèles gratuits (dont MiniMax 2.5). Les tâches mécaniques qui coûtaient cher en tokens Sonnet sont maintenant à coût zéro. Même qualité perçue sur ces tâches.
Les custom commands de l’équipe représentent maintenant ~15 workflows formalisés dans Git. Un nouveau dev est opérationnel sur les patterns du projet en moins d’une heure.
L’architecture client/serveur (héritée d’OpenCode) fonctionne parfaitement avec notre setup SSH Mac→Ubuntu. Je détache une session tmux, je la réattache plus tard, l’état est là.
Pour qui Claude Code reste le meilleur choix
Je ne conseille pas à tout le monde de migrer. Si tu commences avec les agents de coding, Claude Code est toujours le meilleur point d’entrée : zéro friction, qualité immédiate. Si tu travailles seul et que le coût API n’est pas une variable, la simplicité de Claude Code est une vraie valeur.
Le point de bascule arrive quand deux conditions sont réunies : tu veux ne pas dépendre d’un seul provider, et tu veux partager des workflows formalisés en équipe. Si l’un ou l’autre s’applique, OpenCode ou Kilo Code CLI valent l’investissement.
→ Comparatif complet OpenCode vs Claude Code vs Kilo Code → Guide : workflow agentique en production